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Cascade d’eau en rivière, une œuvre d’art public qui conjugue solidité et fluidité

Catherine Courchesne

L’art public est généreux : sa beauté se retrouve partout aux yeux de tous, et ce, gratuitement. C’est le cas avec la sculpture Cascade d’eau en rivière, située devant le Centre aquatique Desjardins de Saint-Hyacinthe. Rencontre avec sa créatrice, l’artiste Marie-France Brière.

Née à Montréal, Marie-France Brière est active sur la scène artistique depuis la fin des années 1980. Outre le travail en atelier, les expositions en galerie et l’enseignement, elle a vite touché à l’art public. Ayant gagné ses premiers concours d’art public au début des années 1990, elle n’en était donc pas à sa première expérience lorsque sa sculpture Cascade d’eau en rivière a été sélectionnée, en 2011, pour rehausser l’environnement du Centre aquatique Desjardins. Elle nous livre ici les secrets du processus de création.

L’inspiration

D’où lui est venue l’idée pour la sculpture Cascade d’eau en rivière ? Comme avec tous ses autres projets, Marie-France Brière aime bien partir des mots pour se rendre à la matière. Elle a donc nourri son inspiration en listant des mots en lien avec les liquides, comme fluide, rivière, flot, immersion et limpide, tout en pensant à la vocation des lieux. « Cela m’aide à trouver la direction à donner au projet », dit-elle.

Les matériaux

Une fois l’idée arrêtée, elle choisit les matériaux. « J’ai d’abord imaginé une forme souple, une onde oscillante en métal perforé révélant une texture vibrante de lumière et de transparence. La surface déployée et pliée est surmontée d’une crête en acier inoxydable diffusant des jeux de lumière. Finalement, deux sculptures en granit noir poli retiennent tous les éléments. »

la sculpture Cascade d’eau en rivière, située devant le Centre aquatique Desjardins de Saint-Hyacinthe

La réception

Quand Marie-France Brière vient à Saint-Hyacinthe pour visiter famille et amis, elle aime aller s’asseoir près de sa sculpture pour observer la réaction des gens. « Ce qui me surprend chaque fois, c’est de voir à quel point les enfants sont intrigués par mon œuvre ! » La curiosité évidente des enfants lui rappelle à quel point le milieu de l’art public diffère de celui des galeries. En effet, en plus des contraintes conceptuelles qui y sont plus nombreuses, comme la pérennité, l’art public permet de rejoindre beaucoup plus de gens. L’artiste se réjouit d’ailleurs de ce dialogue que Cascade d’eau en rivière favorise avec les usagers du Centre aquatique et les simples passants, qu’ils soient petits ou grands.

Les hauts et les bas de la vie d’artiste

Bien que Marie-France Brière ait gagné plusieurs concours d’art public, elle essuie parfois des refus. « Dans les six derniers mois, sept projets ont été refusés ! Chaque fois, c’est difficile pour le moral, car mettre du temps sur la conception, la maquette et la proposition d’une œuvre pour finalement se faire dire non… » Malgré tout, elle persévère, puisque son art est sa passion. Également, l’artiste tire assez bien son épingle du jeu et réussit à vivre de son art. La preuve ? En ce moment, elle travaille sur un important projet d’art public dédié à l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, à Montréal. Cela dit, d’ici à ce que cette nouvelle œuvre soit installée, les Maskoutains et les Maskoutaines ont la chance, eux, d’admirer Cascade d’eau en rivière.

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