• Environnement

Récoltes et provisions

Serge Caya

Dans les champs, les jardins et les vergers, la nature dissémine ses fruits et l’Homme les récolte pour en faire des provisions. La région maskoutaine grouille d’activités et l’abondance des récoltes est au rendez-vous.

Mais savez-vous que les animaux et les oiseaux passent aussi en mode provisions ? Regardons autour de nous.

En ville, les étourneaux sansonnets se regroupent en plusieurs dizaines d’individus depuis quelques semaines et arpentent attentivement nos pelouses afin de maximiser la cueillette de nourriture. Les merles d’Amérique s’approvisionnent dans les arbres fruitiers bien garnis et riches en insectes avant d’amorcer leur migration vers le sud. Dans les grands parcs urbains environnants, d’autres espèces comme les parulines et les bruants, essentiellement insectivores, scrutent minutieusement tous les troncs d’arbres et toutes les plantes susceptibles de receler des larves et des insectes avant de nous quitter.

Un tamia rayé est en pleine récolte avec ses bajoues bien remplies. Photo : Serge Caya

Sur la rivière Yamaska, secteur centre-ville, les grands hérons, qui avaient l’habitude de partager leurs zones de pêche, sont devenus plus territoriaux. Ainsi, chaque individu s’assure d’un endroit où faire ses captures de poissons, de petits mollusques et de grenouilles avant de partir pour des régions plus chaudes. Quant aux colverts, plusieurs séjourneront parmi nous malgré tout.

Ailleurs, dans les champs, les agriculteurs passent la moissonneuse-batteuse et les bernaches du Canada font leur apparition, toujours plus nombreuses. Elles aussi sont en mode provisions avant de faire route vers le sud, à des milliers de kilomètres.

Par ailleurs, les mammifères, tels les tamias rayés, ramasseront des feuilles mortes pour s’aménager un terrier chaud et douillet pour l’hiver. Ils y transporteront, dans leurs bajoues, quantité de graines et de petits fruits variés. Les écureuils gris et leurs cousins rouquins profiteront des belles journées automnales pour accumuler de la graisse en dégustant diverses baies sauvages, mais ils feront très peu de provisions, sortant de temps à autre, durant l’hiver, pour s’alimenter. Ils s’abriteront soit dans un nid de feuilles qu’ils construiront ou dans le trou d’un pic-bois réaménagé.

Les ratons laveurs, omnivores, se constitueront une épaisse couche de graisse en s’alimentant de tout ce qui est comestible sur leur chemin. Ils chercheront un arbre creux en guise d’abri hivernal.

Bref, toute la faune fera des provisions au cours de l’automne pour soit migrer, soit hiverner ou demeurer parmi nous durant la saison froide. Et vous, qu’observez-vous ?

Un raton laveur qui a déjà trouvé son abri hivernal.Photo : Serge Caya

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