• Société
Auberge du cœur Le Baluchon

Les jeunes qui y entrent s'en sortent

Paul-Henri Frenière

Un adolescent de 16 ans vit une situation conflictuelle avec ses parents. Ils ne sont pas riches et la promiscuité du logement qu'ils occupent n'arrange pas l'affaire. Si bien que ces perturbations compromettent sérieusement la réussite de son année scolaire. L'ado trouve refuge à l'Auberge du cœur Le Baluchon, à Saint-Hyacinthe, un endroit où il pourra se concentrer sur ses études tout en recevant le support des intervenants.

L'équipe du Baluchon : Danielle St-Georges, adjointe; Antoine Maréchal, stagiaire; Suzanne Demers, directrice; Véronique Perron, intervenante; Réjean Sauvé, intervenant; Geneviève Rainville, intervenante; Alexis Cardinal-Delisle, intervenant; Audrey Sawyer, intervenante et Myriam Laplante, intervenante. Photo : Cynthia Sawyer.

« C'est son école qui nous l'a référé, mais la décision finale lui appartenait, explique Suzanne Demers, directrice de l'organisme. Notre mission est d'aider les adolescents à résoudre leurs problèmes par des interventions individuelles et en groupe. Il arrive aussi que l'on intervienne auprès de la famille ».

L'ado occupe l'une des neuf places disponibles dans l'immeuble principal de l'Auberge. Les gars et les filles ont de 12 à 17 ans. Au fil des ans, l'organisme a fait l'acquisition de trois autres maisons, dans le même secteur, qui accueillent des jeunes de 16 à 23 ans.

« Il y a deux logements qui sont réservés pour les jeunes mamans, précise Suzanne Demers. On les supporte durant ce moment important de leur vie. Il arrive que les mamans reviennent nous visiter avec leur enfant après leur séjour. C'est gratifiant.» Au total, le projet « Bail-Bye » offre une quinzaine de places. On demande des frais d'hébergement qui sont abordables.

Un début difficile

Lorsque la Table de concertation jeunesse maskoutaine identifia le besoin d'une maison d'hébergement pour les jeunes sans abri, à la fin des années 80, les appuis ne furent pas immédiats. Le député libéral de Saint-Hyacinthe avait même affirmé publiquement, à l'époque, « qu'une telle maison ne verrait jamais le jour » puisque le problème n'existait pas.

Or, la réalité était tout autre. Depuis 1991, la ressource a offert près de 150 séjours par année aux jeunes en difficulté. Au Québec, on estime que plus de 15 000 jeunes sont actuellement sans-abri.

C'est grâce à la détermination et à la persévérance de certaines personnes – et l'appui du milieu communautaire – que La Maison le Passage a ouvert ses portes en 1991 et ce, 24 heures par jour et sept jours par semaine. L'actuel président du conseil d'administration, Claude Rainville, fut l'un de ces pionniers.

La députée de Saint-Hyacinthe-Bagot, Brigitte Sansoucy, a été la directrice de 1996 à 2010. C'est durant cette période que La Maison le Passage changea de nom pour devenir L’Auberge du coeur Le Baluchon et rejoindre ainsi le Regroupement des auberges du cœur du Québec.

Suzanne Demers, quant à elle, occupe le poste de direction depuis 12 ans. Elle coordonne le travail des six autres permanents et des sept employés à temps partiel. Les personnes qui ont eu l'occasion de fréquenter l'organisme auront remarqué le dynamisme de l'équipe.

Bientôt le « BALUfest »

« C'est comme si nous étions inspirés par l'énergie des jeunes », dit Suzanne Demers. Et de l'énergie, ils en ont besoin. Outre l'encadrement et les interventions auprès de la clientèle, l'équipe doit aussi organiser des activités de levée de fonds. « C'est le lot des organismes communautaires qui n'ont pas de financement suffisant et récurrent » lance-t-elle.

Depuis bientôt 20 ans, l'Auberge organise un encan d'oeuvres d'art dont la popularité ne cesse de croître d'année en année. Plus récemment, on propose une grande fête avec plusieurs activités pour les jeunes et les moins jeunes : des humoristes, des groupes musicaux et même des cracheurs de feu sont au programme.

Pour sa deuxième édition, le « BALUfest » aura lieu le 9 juillet prochain à la salle communautaire Christ-Roi. Le tout débute à 16 heures et le coût du billet est de 5$ pour les résidents et les ex-résidents, 10$ en prévente (téléphone 450.773.8818) ou 20$ à la porte. Pour les détails de la programmation, on peut consulter la page Facebook de l'événement.

 

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  • Re: Les jeunes qui y entrent s'en sortent

    Salut! Moi j ai fait plusieurs sejour entre 1993 et 1997.Il y avait beaucoup de problème familiaux et des problème académique.J ai ru une très bonne intervenante qui s appelait Geneviève.J était très dur à comprendre car j était très mêler dans ma tête.Aujourd hui je vit seul en appartement et je m en sort assez bien,malgré certaine limite.Avec de l aide et de la volonté on peux s en sortir,maus c est un combat de tout les jours.Car je suis rendu à 36 ans et je travaille encore sur moi-même.Mais là nauson le baluchon,ma permis de prendre un recul sur ma famille pendant les coup dur.Merci à vous tous!Et surtout à Geneviève Rain ville qui était mon intervenante.

  • Re: Les jeunes qui y entrent s'en sortent

    Bravo Mélanie! Bravo aussi à l'organisme qui est les pour les jeunes!

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