Culture

Deux œuvres d’art numérique pour T.A.-St-Germain

Situé devant l’édifice de la bibliothèque T.A. St-Germain, l’œuvre Rivage propose un jeu de lumières qui s’inspire de la rivière Yamaska. Photo Gracieuseté Ville de Saint-Hyacinthe

Deux ans après son inauguration officielle, la Bibliothèque T.A.-St-Germain s’enrichit de deux œuvres d’art public.

C’est l’artiste Étienne Paquette qui a remporté le concours d’intégration d’art public lancé par la Ville de Saint-Hyacinthe. Celui-ci est reconnu pour ses créations médiatiques et numériques depuis plus de vingt ans.

Lors du dévoilement tenu le 2 octobre dernier, l’artiste a reconnu s’être inspiré de sa première visite en sol maskoutain, lorsqu’il s’est rendu sur les lieux de la nouvelle bibliothèque et qu’il a parcouru la Promenade Gérard-Côté le long de la rivière Yamaska.

Situé à l’avant de la bibliothèque, son œuvre intitulée Rivage es tune sculpture lumineuse et immersive qui s’inspire de la rivière. « Œuvre contemplative, Rivage explore le miroir de l’eau, la lumière et la mémoire », a-t-il indiqué lors du dévoilement.

L’œuvre se compose de trois monolithes. Les visiteurs sont donc invités à s’asseoir sur l’un d’eux pour contempler le jeu lumineux projeté à l’intérieur du plus grand et qui rappelle les remous de la cascade, les reflets du soleil sur l’eau et la douceur de la pluie. Une trame sonore apaisante accompagne cette expérience, invitant chacun à ralentir et à savourer le moment présent.

La deuxième œuvre est une exposition numérique conçue par le Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe. Celle-ci devait d’abord être intégrée à Rivage mais devant la complexité d’unir ces deux aspects, il a été décidé d’en faire une présentation séparée.

Photo : Roger Lafrance

L’exposition prend donc place sur l’immense écran du hall d‘entrée. Grâce à une borne interactive, les visiteurs peuvent découvrir 31 capsules vidéo et documents d’archives à travers trois époques et trois thématiques liées à ce lieu emblématique pour Saint-Hyacinthe.

Car il faut bien le souligner, la nouvelle bibliothèque occupe le lieu qui a vu naître Saint-Hyacinthe. Le directeur du Centre d’histoire, Paul Foisy, rappelle que si les premiers colons se sont d’abord installés dans le Rapide-Plat Sud, ils se sont ensuite transportés dans le secteur de la cascade afin de profiter du pouvoir hydraulique de la rivière et de la construction d’un moulin à farine. Le site a longtemps accueilli l’usine Penman’s.

L’exposition numérique Au lieudit de la Cascade explore donc les origines de ce lieu emblématique, mais aussi l’histoire de la bibliothèque, notamment à travers son fondateur Jean Locas. Au passage, l’exposition retrace les auteurs maskoutains les plus importants, dont Henriette Dessaules, Laure Conan et Josée Ouimet.

« C’est un des plus gros projets du Centre d’histoire », a rappelé le directeur Paul Foisy.

Le projet s’est étendu sur deux ans et a impliqué pas moins de 27 personnes, dont des comédiens qui personnifient les personnages historiques.

Rivage et Au lieudit de la Cascade ont été rendus possibles grâce à l’entente de développement culturel entre la Ville de Saint-Hyacinthe et le ministère de la Culture et des Communications.