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Josiane Rouette libère sa créativité grâce à son projet Oscar Laroue

Pascal Audet

Coup de foudre pour nos artistes, c’est une série de portraits mettant en vedette des boursiers du Conseil de la Culture de Saint-Hyacinthe.

 

Ce sont l’amour et la musique qui ont amené la musicienne, en 2010, à s’établir à Saint-Hyacinthe. Son amoureux, le Maskoutain Éric Pothier, l’a convaincue de venir vivre dans le Liverpool québécois. Ensemble, ils ont alors fait partie de la formation Marco et les Torvis qui a été active pendant 10 ans.

 

La trompettiste, solide d’un baccalauréat en Interprétation jazz de l’Université de Sherbrooke, a su trouver les bons accords et travailler pour plusieurs artistes, notamment Radio Radio, Marc Dupré, Dany Placard. En plus d’accompagner le groupe de reprises Montreal Rhapsody Orchestra dans des spectacles un peu partout au Canada et aux États-Unis, la musicienne pigiste écrit des arrangements musicaux pour des chorales et enseigne la trompette dans plusieurs écoles.

Josiane Rouette ressent depuis longtemps le désir de laisser aller sa créativité. Photo : Gabrielle Proulx

Toutes ces activités lui permettent de gagner sa vie avec son métier de trompettiste. Ils exigent aussi d’elle qu’elle soit multitâches et demandent une énergie constante. « Je ne sais pas combien de temps encore je vais pouvoir tenir le beat », dit-elle, en riant.

 

 Devenir autrice-compositrice-interprète

 

Tous les projets dans lesquels elle est impliquée respectent des cadres spécifiques et Josiane sent depuis longtemps le désir de laisser aller sa créativité. Le bouillonnement d’idées qui infuse en elle se concrétisera dans un projet solo du nom d’Oscar Laroue. Sous ce pseudonyme, elle concocte une pop orchestrale, étincellante et introspective aux influences jazzy et aux textes soigneusement travaillés. Un EP sera produit, en 2018, sous le titre de Triton Cavernicole : six compositions originales de Josiane qui a reçu un coup de main de Gabrielle Proulx aux textes. Ce projet a obtenu l’aide du Conseil de la Culture de Saint-Hyacinthe dans plusieurs étapes de sa production : l’enregistrement, la production du CD et la création d’un vidéoclip.

 

Selon la musicienne, ce projet de EP l’a poussée à progresser sur différents aspects de sa profession. Elle a pu produire le matériel nécessaire lui permettant de participer au concours Ma Première Place des Arts et de se rendre jusqu’en demi-final, puis de monter un spectacle complet qu’elle a présenté en France grâce à ce concours.

 

Déjà d’autres projets dans les cartons

 

Son prochain EP est en préproduction et devrait contenir de sept à neuf chansons. Il sera spécialement conçu pour être joué sur scène, au piano seulement ou avec une formation complète. Ce nouveau matériel viendra enrichir le spectacle qu’elle veut présenter sur le plus de scènes possible au Québec.

 

Josiane désire faire de la scène pour créer un contact avec le public. C’est un élément fondamental de sa motivation à jouer de la musique. Il est essentiel à l’équilibre entre son travail de studio et l’enseignement. Elle explique ainsi : « La musique, c’est un moyen d’expression, ma façon de communiquer. Ce que j’aime de la musique, c’est le non verbal. Ça se passe dans l’énergie ».

 

Rendez-vous urbains

 

Il y a deux ans, elle s’est produite aux Rendez-vous urbains, à Saint-Hyacinthe, une opportunité qu’elle a appréciée et qu’elle souhaiterait voir offerte à plus d’artistes locaux de la relève. Selon elle, une offre culturelle riche peut inciter plus de gens à découvrir la ville. Elle croit qu’il serait possible de créer des partenariats avec les commerçants pour développer de nouvelles occasions de découverte culturelle locale.

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