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10e Journée des locataires

Le Comité Logemen’mêle à l’écoute des locataires maskoutains

Alexandre D'Astous

À l’occasion de la 10Journée des locataires, le Comité Logemen’mêle de Saint-Hyacinthe a voulu se mettre à l’écoute des locataires maskoutains lors d’une activité virtuelle, plutôt que de se rendre à une marche ou à une activité de sensibilisation à Montréal.

« Nous avons opté pour une rencontre virtuelle qui nous a permis de recueillir de l’information sur ce que vivent nos locataires afin de mieux pouvoir les aider. Nous avons eu des contacts avec de nombreux locataires entre 10 h et midi, le 24 avril dernier. Cela va nous permettre d’orienter nos revendications en fonction des besoins du terrain », commente le coordonnateur intérimaire du Comité, Daniel Rondeau.

 Le coordonnateur intérimaire du Comité Logemen'mêle, Daniel Rondeau.

Le gouvernement évite de parler de crise du logement. Le Comité Logemen’mêle a décidé de laisser les locataires maskoutains s’exprimer librement sur la question. « Une rencontre virtuelle, sous la forme d’une ligne ouverte sur la plateforme Zoom, semblait plus propice à ce genre d’échanges, puisqu’elle permettait de rejoindre efficacement plus de gens pour leur permettre d’exprimer directement leurs propres réalités et leurs idées, au-delà des mots d’ordre traditionnels », explique M. Rondeau.

Le prix moyen des loyers en hausse

Le dernier rapport de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) indique que le prix moyen des loyers dans la région maskoutaine a augmenté de 7,4 % en 2021. Selon M. Rondeau, cette situation découle du déséquilibre du marché entre l’offre et la demande qui engendre la spéculation, les évictions souvent sauvages, la pénurie de logements abordables et l’appauvrissement grandissant des citoyens.

Un contrôle plus sérieux du marché locatif

Pour le Comité Logemen’mêle, la lutte à la spéculation agressive contre les locataires passe évidemment par un contrôle plus sérieux du marché locatif, par un registre des loyers, par une règlementation favorisant la construction de plus de logements sociaux, abordables ou familiaux, et par le maintien du programme AccèsLogis, notamment.

« Ce sont des messages qui sont portés par Logemen’mêle au niveau national, à Québec et à Ottawa. Il ne faut toutefois pas oublier les réalités terrain, celles qui sont vécues au quotidien par les locataires maskoutains. C’était la raison d’être de la rencontre Zoom pour cette 10Journée des locataires », souligne le coordonnateur par intérim.

Identifier les bonnes demandes à formuler

Avec cette action virtuelle collective du 24 avril, Logemen’mêle souhaitait confirmer les demandes au niveau national, mais aussi identifier celles qui sont à la portée des élus municipaux et des organismes paramunicipaux et communautaires locaux ou régionaux.

« On oublie souvent qu’ils ont aussi des moyens légaux, logistiques et financiers pour intervenir efficacement contre le laisser-aller destructeur qui afflige le tissu social et plus particulièrement les locataires maskoutains. Cette consultation populaire renforce le message que Logemen’mêle portera à l’avenir », mentionne M. Rondeau.

La crise s’intensifie

Les locataires maskoutains subissent durement cette crise du logement qui s’intensifie de plus en plus depuis les trois dernières années. Elle atteint les moins nantis et la classe moyenne, et apporte son lot de difficultés sur les enjeux de rétention de la main-d’œuvre pour les entreprises de la région.

Le Comité Logemen’mêle est membre d’organisations nationales de défense des droits et s’implique activement auprès de telles organisations, comme le Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD) et le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), sans oublier le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ). Il est évidemment solidaire des revendications, des stratégies et des solutions proposées par ces organismes de niveau national.

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