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L’incendie de l’Hôtel Ottawa accentue la crise du logement

Alexandre D'Astous

L’incendie qui a complètement rasé l’immeuble de l’Hôtel Ottawa dans la nuit du 28 au 29 avril, jetant à la rue une vingtaine de personnes, est venu ajouter de la pression sur la crise du logement qui frappe durement la ville de Saint-Hyacinthe.

« Il va falloir que ça arrête parce que nous n’avons plus de logements disponibles. Nous sommes parvenus à reloger la moitié des résidents. Les autres n’ont pas eu recours à nos services. Ils se sont probablement relogés eux-mêmes ou ils ont déménagé », commente le directeur de l’Office municipal d’habitation (OMH) des Maskoutains et d’Acton, Jean-Claude Ladouceur.

L’incendie qui a complètement rasé l’immeuble de l’Hôtel Ottawa dans la nuit du 28 au 29 avril, jetant à la rue une vingtaine de personnes, est venu ajouter de la pression sur la crise du logement qui frappe durement la ville de Saint-Hyacinthe. Photo : Nelson Dion

Les membres de la cellule de crise ont rencontré les sinistrés au Holiday Inn, le lendemain de l’incendie. M. Ladouceur a expliqué que les membres ont été clairs sur le fait qu’en raison de la crise du logement actuelle, il ne serait pas possible de reloger tout le monde. Selon lui, il peut y avoir par exemple un logement pour une personne seule ou pour un aîné, mais pas pour une famille. L’OMH a travaillé de concert avec les Habitations Maska pour tenter d’aider le plus de gens possible. Des personnes ont également été référées au Comité Logemen’mêle, qui est là pour aider les gens dans leur recherche.

Pas de logement à offrir

« Malheureusement, nous n’avons pas de logement à offrir à ces gens. La Croix-Rouge a pris en charge les trois premières nuits à l’hôtel et la Ville de Saint-Hyacinthe en a ajouté une quatrième. Par la suite, nous avons tenté d’accompagner les gens dans une recherche de solutions », a expliqué le coordonnateur par intérim du Comité Logemen’mêle, Daniel Rondeau.

La période des déménagements du 1er juillet s’annonce critique. « C’est sûr que cet incendie ajoute encore de la pression sur le marché locatif. Vivement la réalisation des projets du 521, rue Girouard et du 1400, rue Saint-Antoine, qui devraient nous permettre de souffler un peu », lance M. Ladouceur.

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