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Renard Blanc et le « rock en spirale »

Pascal Audet

Coup de foudre pour nos artistes, c’est une série de portraits mettant en vedette des boursiers du Conseil de la Culture de Saint-Hyacinthe.

 

La formation rock c’est trois musiciens dans la vingtaine, dont deux Maskoutains : Vincent Lepage à la guitare et au chant, Alexandre Crépeau aux percussions et le Montréalais Julien Beaulieu à la basse et aux synthétiseurs. Chaque membre du trio a des origines musicales différentes : rock Hard Core pour Vincent, funk pour Julien et classique rock pour Alexandre. Ils n’hésitent pas à faire cohabiter plusieurs styles dans leurs compositions. Ces dernières sont structurées de manière non linéaire, parfois même assez sophistiquée, avec de l’espace pour l’improvisation et des ambiances changeantes. C’est peut-être tout ça qui a un jour inspiré le concierge d’une salle de spectacle de Laval, où l’orchestre se produisait, à qualifier leur musique de « rock en spirale ». Un qualificatif étonnant que l’orchestre a adopté, même si la signification doit parfois être expliquée.

Le trio maskouto-montréalais, Renard Blanc. Photo : Marc-André Dupaul

Prendre la production en main

Depuis cinq ans, le groupe s’est bâti une méthode de travail collaborative où les influences de chaque musicien contribuent à forger le son et l’énergie de leurs compositions. Ils ont fait le choix de garder le contrôle de leurs productions musicales et font tout eux-mêmes. Il faut dire qu’ils possèdent les connaissances leur permettant cette audace. Vincent Lepage a étudié en sonorisation, et pour la touche finale, il se fait aider par un ami du secondaire, Francis Ledoux, qui donne un coup de main au mixage et au matriçage de leurs opus. Le batteur et le bassiste ont tous deux une formation musicale du Cégep de Saint-Laurent. Au fil du temps, ils ont acheté l’équipement nécessaire à l’enregistrement afin de travailler leurs pièces à leur rythme. Pour les tâches plus administratives de gestion, ils font affaire avec une maison de disques indépendante. Aujourd’hui, l’orchestre a déjà plusieurs albums et EP à son actif. L’album Nuit, paru en 2018 et dont ils sont très fiers, est le plus représentatif de leur orientation musicale actuelle. Ils ont récemment terminé une tournée de 11 dates en première partie du groupe Fuudge. C’est en les voyant en spectacle que l’on peut le plus apprécier le potentiel du groupe. « En show, on reçoit une meilleure réponse du public quand on joue plus agressif, quand ça décoiffe », estime Alexandre.

Dans les engrenages de la création

Le travail d’équipe est la clé de leur discipline. Peu importe qui amène l’idée de départ d’un nouveau morceau, tous les membres peuvent en tout temps contribuer avec leur touche personnelle. Ils débutent par la conception d’une musique solide, en passant beaucoup de temps en séance de jam et en faisant plusieurs versions différentes. Par la suite, les textes et la mélodie sont ajoutés. Pour Vincent, la voix, chez Renard Blanc, est un instrument au même titre que les autres. Elle doit d’abord servir à enrichir l’émotion construite par la musique ».

Prochain album en pièces détachées

Le trio recevra un soutien financier du Conseil de la Culture de Saint-Hyacinthe, notamment pour le mixage des chansons du projet sur lequel ils développent actuellement un concept narratif original. Ça prendra la forme d’une trilogie de trois EP, avec des dates de sortie étalées tout au long de l’année 2020, pour, au final, donner un album complet de neuf chansons.

 

https://renardblanc.bandcamp.com/

Galerie

  • Le trio maskouto-montréalais, Renard Blanc. Photo : Alec Lemonde
    Le trio maskouto-montréalais, Renard Blanc. Photo : Alec Lemonde

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