Culture

Un mois de novembre coloré au 1855 Exposition collective

Les cœurs étaient à la fête lors du dernier vernissage à la galerie d’art 1855 Exposition collective, le 27 octobre dernier. Photo : Nelson Dion

Les cœurs étaient à la fête lors du dernier vernissage à la galerie d’art 1855 Exposition collective, le 27 octobre dernier. C’est dans une atmosphère chaleureuse et conviviale que les 11 artistes exposants ont présenté leurs œuvres au public.

Marie-Josée Normand, présidente du 1855, a souligné l’importance de la mission socioculturelle de la galerie. « Ici, les artistes se rencontrent, des liens se créent entre eux, entre les œuvres. » Il n’y a donc pas toujours de recherche d’exposant en particulier, ceux qui proposent un travail intéressant sont les bienvenus. « Il y a une place pour la découverte, se laisser surprendre par les hasards et la mixité des artistes. » Raconte celle-ci en entrevue. Une mixité qui est à la base de la démocratie artistique souhaitée à la galerie. Ainsi, tous peuvent trouver leur place : jeunes artistes, artistes professionnels ou autodidactes.

Des femmes à l’honneur

Dans cette exposition du mois de novembre, quelques artistes ont voulu rendre hommage aux femmes. C’est le cas d’Agnès (Athéna) Reynaud. Peintre depuis 1973, elle fêtait son 50e  anniversaire comme artiste, avec des créations numériques représentant toutes des femmes. Intervenante de métier, elle a travaillé 6 ans à l’Alcôve de Saint-Hyacinthe. Elle est maintenant travailleuse à la Marg’Elle, un centre de femmes à Saint-Rémi. « C’est certain que mon travail auprès des femmes m’influence. J’ai toujours peint les femmes. Ici, c’est un hommage aux survivantes, aux guerrières, aux battantes. »

Jurgurtha Oubudinar réalise quant à lui d’impressionnants portraits sur fond blanc. L’un d’eux illustre Rosalind Franklin, physicochimiste britannique ayant découvert la structure de l’ADN. Dans les années 60, ce sont trois autres scientifiques masculins à qui est revenu le mérite de cette importante découverte. Avec son œuvre, l’artiste explique vouloir « rendre justice ».

Enfin, Louise Ménard propose une série de petites toiles qui mettent chacune en valeur une héroïne de roman.

L’exposition Au gré du temps

Doris Chassé, peintre de renom et enseignante en arts visuels, depuis une quarantaine d’années, a souvent été sollicitée pour exposer ses œuvres à la galerie. Ce sont des circonstances pour le moins inusitées qui l’ont amenée à faire sa première sortie au 1855 Exposition collective. « Nous avions collaboré ensemble, moi et Jeannot, sur un trio décoratif : paravents, récamiers et socles, raconte Doris Chassé. Lui faisait l’ébénisterie et moi je les peignais. »  Une partie des œuvres qui étaient dans l’atelier de Doris Chassé a échappé à l’incendie qui, à l’époque, a ravagé celui de Jeannot Caron.

De ces créations originales produites il y a 20 ans, huit duos (paravent et petite table d’appoint) sont ainsi exposés à la galerie sous le nom Au gré du temps. «Je me suis dit qu’après tout ce temps, il fallait faire quelque chose avec ces œuvres ». Mentionne Doris Chassé qui propose également de récentes peintures sur toiles.

Des œuvres solidaires

Un mur de la galerie a été réservé aux oeuvres réalisées lors de la dernière Nuit des sans-abri. La vigile avait lieu le 20 octobre au Parc Casimir-Dessaulles et les participants étaient invités à créer sur des planchettes ou des chandails. « C’est une occasion pour les gens d’exprimer ce qu’ils ressentent face à l’itinérance, explique Jeannot Caron, fondateur, artiste et bénévole au 1855 et membre du comité organisateur de la Nuit des sans-abri, à Saint-Hyacinthe. C’est aussi un geste de solidarité envers les itinérants, une façon de leur transmettre un message de soutien. »

Ces œuvres seront exposées à la galerie jusqu’au 14 janvier 2024, sur le mur jeunesse, une partie de l’espace qui permet aux jeunes d’exposer gratuitement toute l’année, comme le fait régulièrement la jeune artiste Adélaïde Therrien. Finalement, la présente exposition collective est en place jusqu’au 26 novembre 2023, pour qui veut y découvrir le travail de Ginette Berthiaume, Jeannot Caron, Athéna Reynaud, François Larivière, Doris Chassé, Louise Ménard, Jugurtha Ouboudinar, Rick Latrique et Adélaïde Therrien.