
Pierre Rhéaume
Douze mois par année, vous pouvez vous procurer ce petit fruit, désormais disponible chez IGA Jodoin, congelé en sac de 350 grammes, de l’automne au printemps, et frais pour les mois d’été, de juin au début d’août. Ingénieur de formation, Marc-Antoine Pelletier a pris la relève de son père, décédé prématurément. Avec celui-ci, il avait déjà commencé la culture de camerises sur une petite superficie qu’il a peu à peu agrandie pour couvrir actuellement cinq hectares. Il a, depuis 2016, triplé la superficie en culture, mais toujours maintenu les mêmes standards et exigences afin de produire un petit fruit biologique qui répond à ses critères de qualité et qui se veut une alternative santé pour le consommateur à la recherche d’un produit dont les propriétés nutritionnelles et organoleptiques surpassent les attentes en termes d’apport en vitamines et en antioxydants.
La camerise produite par Marc-Antoine, sa conjointe, Emmanuelle Plante, et leurs deux fils et assistants, Samuel et Étienne, est biologique et récoltée par la famille ou sur place, pendant la saison, en autocueillette. Avant d’en arriver à cette étape, il faut trois bonnes années pour que le plant arrive à maturité et beaucoup d’expérimentation puisque les données sont rares sur ce fruit introduit très récemment au Québec, ce qui n’enlève rien à ses qualités surprenantes et à ses multiples usages en cuisine.
Il y a de 60 à 70 producteurs et productrices de camerises au Québec, regroupés sous l’Association des Producteurs de Camerise du Québec. Le cultivar présent au Québec a été développé par l’Université de la Saskatchewan. Bien adapté au climat nordique, le plant de camerises, aussi nommé chèvrefeuille comestible, est un arbuste de la famille des Caprifoliacées qui atteint une hauteur d’environ 1,5 mètre à maturité. On le protège avec un filet parce que les oiseaux se délectent de ses fruits. Marc-Antoine utilise un couvert de géotextile pour assurer la croissance de ses plants. Il commence la récolte et invite à l’autocueillette à partir de la Fête nationale du Québec jusqu’au début août.
Qu’il soit biologique rend le produit un peu plus cher qu’un petit fruit de la même catégorie, mais quand on considère ses qualités nutritionnelles, on est rapidement séduit par son apport santé à de saines habitudes de vie. Comme l’explique Marc-Antoine : « La camerise est un petit fruit de la couleur du bleuet, mais de forme plus allongée. Légèrement sucrée, un peu acidulée, sa saveur unique est une symbiose du cassis, du bleuet et de la framboise. Elle est plus riche en vitamines C et A que la plupart des petits fruits et dépasse largement le bleuet et la canneberge quant au pourcentage d’antioxydants. » Dans certains pays comme le Japon, on surnomme la camerise le fruit de la longévité en raison de ses propriétés bénéfiques pour la santé. Sa saveur, plus complexe et plus intense que celle de la plupart des petits fruits connus au Québec, est aussi très recherchée par les chefs en quête de nouveautés gastronomiques.
On peut manger la camerise fraîche ou avec des pâtisseries, en confitures, coulis, smoothies, crèmes glacées, sauces, vinaigrettes, avec un yogourt ou dans vos céréales au déjeuner. Son goût est sucré et légèrement acidulé. Le fruit a une chair juteuse d’un rouge intense et contient quelques petites graines à l’intérieur, imperceptibles en bouche. C’est important de se le rappeler, comme le souligne Marc-Antoine.
Pour les Fêtes, voici ses suggestions :
La camerise de la Ferme Les Délices du Rapide est disponible dès maintenant au IGA Jodoin, un marchand qui a à cœur d’encourager les produits locaux et l’achat local. La Ferme Les Délices du Rapide, c’est d’abord une famille et une passion, mais c’est aussi l’histoire d’une relève qui s’est lancée dans une production émergente sous régie biologique ! Une histoire de gens de cœur et d’un fruit qui n’a pas fini de nous surprendre avec ses multiples applications en cuisine.
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