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Élections Municipales 2021 : Tous les sièges en jeu à Saint-Hyacinthe

Alexandre D'Astous

La naissance d’une nouvelle formation politique, Saint-Hyacinthe unie, qui a présenté des candidats et des candidates à la mairie et à tous les postes de conseiller/conseillère, déclenche des luttes qui s’annoncent intéressantes à la mairie et dans tous les quartiers.

Le maire sortant, Claude Corbeil, n’a pas sollicité de nouveau mandat. Deux candidats se disputent sa succession, soit le conseiller sortant du district Douville, André Beauregard, ainsi que Marijo Demers, de Saint-Hyacinthe unie.

« Je suis heureux que nous soyons restés seulement deux candidats à la mairie. Un plus grand nombre de candidats aurait pu diviser le vote. Ma plateforme électorale compte trois pôles majeurs : l’environnement, l’économie et le développement social. Après 12 ans comme conseiller municipal, je connais bien les dossiers en cours et les priorités pour la ville. Mon adversaire dit que je suis le candidat de la continuité ; je préfère parler de la poursuite de mon action. Saint-Hyacinthe est sur une très bonne lancée et elle jouit d’une position enviable parmi les villes de même taille au Québec. Malgré tout, il reste du travail à faire et je crois être le mieux placé pour accomplir ce travail », déclare M. Beauregard.

Les deux candidats à la mairie, Marijo Demers, parti Saint-Hyacithe Unie et André Beauregard, indépendant. Photo : Nelson Dion

S’il assure être prêt à travailler avec toutes les personnes qui seront élues, M. Beauregard avoue souhaiter la victoire de tous les candidats indépendants. « Je crois que la ligne de partie est un frein au développement en politique municipale. Je préfère quand chaque personne peut donner son idée. Ça soulève des discussions constructives. Si je dois travailler avec des gens de Saint-Hyacinthe unie, on va devoir s’arranger pour travailler ensemble, pour le bien de la ville », précise-t-il.

Le candidat Beauregard mène une campagne de terrain. Il veut rencontrer le maximum de gens. « Mon plus grand défi sera de faire sortir le vote. En 2017, moins de 40 % des électeurs se sont déplacés. Je voudrais que ça grimpe à 45 ou à 50 %. C’est dans mon quartier où le taux a été le plus élevé », mentionne-t-il.

Marijo Demers fait sa propre campagne

Que ce soit une course à deux, à trois ou à quatre, cela n’a guère d’importance pour la cheffe de la formation Saint-Hyacinthe unie et candidate à la mairie, Marijo Demers. « Je fais campagne pour moi et mon parti et non pas contre quelqu’un. Je me donne et je m’investis à fond pour proposer aux Maskoutains et aux Maskoutaines une nouvelle façon de faire de la politique où la population aura davantage son mot à dire. Oui, nous avons des idées et des projets, mais la population sera toujours consultée, c’est la base de notre formation politique », déclare-t-elle.

Mme Demers anticipe de belles luttes dans tous les districts. « Nous sommes une toute nouvelle formation politique, mais nous avons des candidats qui ont de l’expérience en politique, comme Odile Alain qui a été conseillère municipale à Saint-Liboire. Nous avons aussi des candidats impliqués dans de nombreux comités, comme Anabelle T. Palardy ou Chantal Goulet. Nous sommes très présents sur le terrain et nous le serons jusqu’à l’élection. L’accueil est excellent. Beaucoup de gens disent vouloir du changement à l’Hôtel de Ville. Nous souhaitons, évidemment, remporter le plus de sièges possible et nous allons tout faire pour y arriver ».

Un quartier à prendre

Dans l’ancien quartier de M. Beauregard, la lutte oppose Odile Alain (Saint-Hyacinthe unie) à David-Olivier Huard et à Richard Maranda. Les conseillers d’expérience Bernard Barré, David Bousquet et Jeannot Caron ont de l’opposition dans les districts La Providence, Sacré-Cœur et Cascades où Saint-Hyacinthe unie est représentée respectivement par Julie Marcotte, Jausée Carrier et Chantal Goulet. L’indépendant Richard Montgrain est aussi en course dans Cascades.

Quatre luttes à trois

Outre dans Douville et Cascades, deux autres districts proposent des luttes à trois candidats, soit Saint-Thomas-d’Aquin, où Guylain Coulombe affronte Mathieu Désy (Saint-Hyacinthe unie) et Donald Poirier, et Bois-Joli, où la conseillère sortante, Claire Gagné, est opposée à la coprésidente de Saint-Hyacinthe unie, Anne-Marie Saint-Germain, et à Daniel Malenfant.

Dans Sainte-Rosalie, le sortant Donald Côté se présente contre Hernan Restrepo, de Saint-Hyacinthe unie. Le sortant dans Yamaska, Pierre Thériault, est confronté à Alexandre Tardif, de Saint-Hyacinthe unie. Dans Saint-Sacrement, la sortante Annie Pelletier se mesure à Marc Bisaillon, de Saint-Hyacinthe unie.

Deux districts auront assurément un nouveau conseiller. Dans Saint-Joseph, le coprésident de Saint-Hyacinthe unie, Carl Vaillancourt, affronte Mélanie Bédard, et dans Hertel-Notre-Dame, la lutte oppose André Arpin et Annabelle T. Palardy, de Saint-Hyacinthe unie.

En 2017, la candidate de Saint-Hyacinthe unie dans le district Cascades, Chantal Goulet, s’était présentée à la mairie. Elle avait été défaite par Claude Corbeil qui avait reçu 9 182 votes contre 6 284 pour Mme Goulet.

Des jeunes et des femmes

La Fédération québécoise des municipalités (FQM) signale que près de 50 % des candidatures aux élections municipales 2021 chez les 18-34 ans sont celles de femmes. La portion de 35-44 ans compte, de son côté, 45 % de candidatures féminines, ce qui place ces deux tranches d’âge en zone paritaire. À Saint-Hyacinthe, 10 des 28 candidats sont des femmes, et sept d’entre elles représentent Saint-Hyacinthe unie.

« La FQM a travaillé très fort à faire naître l’intérêt des femmes et des jeunes pour la politique municipale. Bien que nous ne soyons pas encore en zone paritaire pour l’ensemble des candidatures, nous observons une réelle progression qui nous pousse à poursuivre nos efforts en ce sens. Je salue ces citoyennes qui ont fait le choix de s’impliquer auprès de leur communauté. Elles seront, à leur tour, une source d’inspiration pour inciter d’autres femmes à les imiter », commente Jacques Demers, président de la FQM, maire de Sainte-Catherine-de-Hatley et préfet de la MRC Memphrémagog.

Une campagne carboneutre

Saint-Hyacinthe unie mène une campagne électorale carboneutre visant à compenser l’empreinte environnementale du matériel électoral produit et des déplacements de l’équipe. En partenariat avec Arbres.eco, la carboneutralité de la campagne de Saint-Hyacinthe unie est déjà en marche par le biais de la distribution et de la livraison de 55 arbres à la population maskoutaine. Ils sont destinés à être plantés sur les terrains privés résidentiels en octobre, moment idéal pour la plantation.

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  • André, s.v.p.

    André, s.v.p., tu n'aides pas ta cause en rejetant la faute sur les autres qui te désigneraient comme le candidat de la continuité à la ville: depuis ton entrée dans la course à la mairie, tu ne cesses de dire que tu représentes la continuité. Puis tu parles de ligne de parti comme un frein au développement de la politique municipale. Or tu as certainement remarqué que tous les candidats indépendants qui siégeaient au dernier conseil municipal n'ont jamais empêché plusieurs mauvaises décisions qui ont eu des effets dévastateurs sur les citoyens. Vaut mieux une ligne de parti qui défend l'intérêt des citoyens / citoyennes que des conseillers indépendants mûs par des intérêts privés contraires au bien-être de la population. Certains d'entre nous pourraient même voir dans une ligne de parti un moyen de contrôle pour éviter les débordements peu éthiques, tels que des dépenses publiques pour défendre des intérêts privés et la protection abusive d'information publique (Exceldor).

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