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Un Programme particulier d’urbanisme pour le centre-ville de Saint-Hyacinthe

Alexandre D'Astous

Le nouveau Programme particulier d’urbanisme (PPU) que vient d’adopter la Ville de Saint-Hyacinthe pour son centre-ville s’articule autour de trois grandes orientations.

« Je suis fier de cette démarche participative qui a inclus les représentants du comité chantier centre-ville, l’équipe des conseillers et employés municipaux ainsi que des citoyens et commerçants. Tous ensemble, nous avons pris le temps de bien faire les choses, de constater, de discuter, d’entendre et de planifier. Tout au long de la démarche, les experts de la firme AECOM nous ont accompagnés en nous incitant à opter pour les meilleures approches dans le domaine », commente le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil.

L’ensemble du PPU a été élaboré autour de la vision suivante : Vers un centre-ville durable, attrayant, habité et à échelle humaine, affirmant l’identité et la fierté des Maskoutains. Photo : Nelson Dion

De son côté, l’équipe de Développement Santé a réalisé une évaluation d’impact sur la santé du centre-ville très rigoureuse qui a guidé le comité chantier centre-ville. « Je tiens à remercier toutes les personnes impliquées dans ce dossier. J’ai toujours partagé ma volonté de revitaliser notre centre-ville. J’achève mon deuxième mandat et je suis très heureux de léguer cet ambitieux cadre pour le réaliser », ajoute le maire Corbeil.

L’ensemble du PPU a été élaboré autour de la vision suivante : Vers un centre-ville durable, attrayant, habité et à échelle humaine, affirmant l’identité et la fierté des Maskoutains.

Trois grandes orientations

Cette vision se décline en trois grandes orientations auxquelles sont associés des objectifs précis. Les orientations sont de - consolider le centre-ville en tant que pôle de destination reflétant l’identité maskoutaine - d’attirer de nouveaux résidents au centre-ville dans une approche inclusive et respectueuse de la dimension humaine du centre-ville - d’aménager un milieu de vie durable et attrayant.

Plan d’action

Un plan d’action permet ensuite à la Ville d’assurer le suivi de la mise en oeuvre du PPU. Il traite de l’aménagement du domaine public, de la planification urbaine et de la réglementation et d’initiatives diverses en identifiant les priorités, les étapes de mise en oeuvre et les partenaires attachés à 136 actions. Cet outil flexible sera mis à jour régulièrement et pourra s’adapter aux opportunités et aux enjeux qui se présenteront.

Une évaluation d’impact sur la santé qui confirme les craintes concernant la crise du logement

Présente sur le comité en tant que citoyenne résidente du centre-ville, Françoise Pelletier relève que l’évaluation d’impact sur la santé confirme les craintes exprimées par plusieurs citoyens concernant l’accessibilité des logements. L’évaluation d’impact conclut plutôt que les actions envisagées dans le PPU risque d’augmenter l’embourgeoisement, en contradiction avec la vision et les orientations du PPU. Elle souligne comme point positif au plan d’action la mesure de - Conserver et bonifier la politique relative au logement social, familial et abordable tout en assurant un monitorage quantitatif et qualitatif avec la collaboration du milieu associatif.

D’ailleurs, « tel que mentionné dans le mémoire de la Corporation de développement communautaire (CDC) dans le cadre de l’élaboration du PPU centre-ville, une des solutions mise de l’avant afin de s’assurer que l’accessibilité universelle ainsi que « l’abordabilité » soient prises en compte, est de prévoir un siège au comité consultatif d’urbanisme (CCU) pour un.e représentant.e d’organisme communautaire autonome et un siège pour un.e représentant.e d’organisme environnemental, tel que le CCCPEM. C’est le même principe qui a prévalu d’ailleurs à la composition du comité consultatif actuel pour l’élaboration du programme particulier d’urbanisme du centre-ville », mentionne-t-elle.

La place des organismes communautaires

Mme Pelletier déplore l’un des libellés du PPU, soit :  - Adopter une vision territoriale dans le cadre de la localisation des organismes communautaires de façon à éviter une ghettoïsation -.  « La Ville semble oublier que les organismes communautaires autonomes sont autonomes. Ils sont issus des besoins de la communauté et constitués de façon démocratique avec des conseils d’administration indépendants des paliers de gouvernements. C’est à eux seuls de déterminer leurs approches, leurs orientations ainsi que le lieu de leur localisation », lance-t-elle.

« Tout au long des deux années de participation à cet exercice important que constitue l’élaboration du PPU, nous avons été quelques-unes à rappeler l’importance de l’échelle humaine dans la planification urbaine au centre-ville. Cependant, à la lecture et à l’analyse du plan d’action, nous passons à une échelle tout autre : soit des constructions d’une hauteur de 8 étages en bordure de la rivière Yamaska et nous en comprenons que cela peut désormais être autorisé un peu partout sur le territoire du centre-ville et au-delà de ce district », affirme Mme Pelletier.

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