• Ruralité

La pandémie sourit à plusieurs producteurs agricoles

Roger Lafrance

La pandémie n’a pas eu que de mauvais côtés. Elle a même été bénéfique pour certains producteurs agricoles qui vendent directement aux consommateurs.

C’est le cas pour la ferme Volailles aux grains dorés qui a connu une hausse importante de ses ventes depuis la mi-mars. Ses ventes de poulets de grain et de dindons, à sa boutique, se comparent à celles qui précèdent la période des Fêtes, le moment le plus achalandé de l’année.

Michaël Boulay et Teresa Fuoco ont vu les ventes de poulets de grain exploser depuis le début de la pandémie. Photo d’archives

Pour la copropriétaire de l’entreprise, Teresa Fuoco, l’appel lancé par le premier ministre François Legault d’acheter local n’est pas étranger à cet afflux de visiteurs à la boutique. Mais les contraintes vécues par les consommateurs, en épicerie, ont aussi été un facteur important. « Il y avait moins d’achalandage à la boutique qu’à l’épicerie », affirme-t-elle, même si certaines restrictions ont été mises en place pour la protection des visiteurs.

La ferme n’aura pas à souffrir de l’arrêt des activités de plusieurs marchés publics. « Nous avions déjà pris la décision de ne plus faire de marchés publics pour nous concentrer sur la boutique et nos points de vente. »

La coopérative de travail La Pagaille, de Saint-Pie, entrevoyait de bon augure sa deuxième saison pour ses paniers de légumes, mais pas à ce point. Il n’a fallu que trois jours seulement pour que tous les paniers soient réservés, et ce, même si leur nombre avait été doublé par rapport à l’an dernier ! « Beaucoup de gens nous ont dit qu’ils y pensaient depuis quelques années et que la pandémie les avait finalement décidés », indique Camille Perron-Thivierge.

Malheureusement, la ferme a dû refuser de nombreuses personnes intéressées. Toutefois, celles-ci pourront se procurer les surplus de leur production au kiosque de la ferme ainsi qu’au Marché public de Saint-Hyacinthe les jeudis, en fin de journée.

Des Matinées gourmandes virtuelles

Les Matinées gourmandes passeront en mode virtuel, cet été, dans une nouvelle formule. En effet, pour éviter les attroupements, il devenait difficile de maintenir ce marché public qui se promène d’un village à l’autre tout au cours de la saison.

« On veut aider nos producteurs tout en faisant en sorte que ce soit sécuritaire pour la santé publique », affirme Steve Carrière, agent de développement à la MRC des Maskoutains.

Les Matinées gourmandes seront de retour cet été, mais sous une formule virtuelle. photo d'archives

Tout n’était pas arrêté au moment d’écrire ces lignes. Toutefois, la MRC envisage d’offrir aux producteurs une plateforme électronique pour présenter leurs produits et permettre aux consommateurs de les commander. Le samedi suivant, le marché public servirait de point de chute pour la livraison des commandes.

L’an dernier, entre 15 et 25 producteurs ont participé, chaque semaine, aux Matinées gourmandes. Au moment de l’entrevue, Steve Carrière espérait que plusieurs d’entre eux accepteraient d’adhérer à cette formule.

Celle-ci pourrait débuter dès les premiers jours de juillet. Une annonce officielle sera faite vers la mi-juin.

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