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Être Grand Frère ou Grande Sœur pendant la pandémie, c’est possible !

Catherine Courchesne

Pandémie, distanciation sociale, confinement… Des mots et une réalité laissant croire que faire du bénévolat est impossible en ce moment. Et pourtant! Les relations de mentorat continuent à l’organisme Grands Frères Grandes Sœurs de la Montérégie. Serez-vous de la partie?

Pandémie ou pas, les programmes de jumelage se poursuivent à l’organisme Grands Frères Grandes Sœurs de la Montérégie (GFGSM). « Nos services de mentorat sont jugés essentiels puisque nous répondons à un besoin humanitaire, soit de briser l’isolement des jeunes et de prévenir la détresse parentale », explique Marie-Caresse Racicot, intervenante clinique des secteurs de Saint-Jean-Sur-Richelieu et de la Vallée-du-Richelieu.

Pandémie ou pas, les programmes de jumelage se poursuivent à l’organisme Grands Frères Grandes Sœurs de la Montérégie (GFGSM)

Un isolement et une détresse que la COVID-19 et les mesures sanitaires mises en place pour freiner sa propagation ont malheureusement exacerbés. « Durant la première vague, nous avons constaté beaucoup d’anxiété chez les parents, principalement en raison de l’enseignement à la maison, ou encore, du stress financier découlant d’une perte d’emploi. Pendant la deuxième vague, c’est plutôt l’isolement des jeunes qui a préoccupé notre équipe, et le fait que plusieurs trouvent refuge dans les jeux vidéo. Le jumelage avec un mentor de GFGSM leur permet donc de diversifier leurs activités et de sortir de leur isolement. »

Des services réinventés

L’organisme GFGSM propose, depuis des années, des services de mentorat aux enfants de 5 à 17 ans dans le but, certes, de briser leur isolement, mais surtout de révéler leur plein potentiel et de les outiller pour l’avenir. Fait à noter : les jeunes concernés ne viennent pas que de milieux défavorisés. « On a des familles unies, séparées, petites, nombreuses, aisées… », souligne Marie-Caresse Racicot. D’ailleurs, les activités des mentorés et de leur mentor sont tout aussi diversifiées puisqu’elles s’adaptent aux besoins, goûts, capacités et intérêts de chacun. Ainsi, alors que certains préfèrent discuter, d’autres aiment mieux bricoler, prendre l’air ou jouer à des jeux de société.

« Évidemment, depuis le début de la pandémie, les mentors et les mentorés ont dû adapter leurs rencontres et leurs activités aux mesures sanitaires en vigueur », mentionne, pour sa part, Allison Porlier, intervenante clinique des secteurs de Saint-Hyacinthe et de la Vallée-du-Richelieu. Des exemples ? Les rencontres hebdomadaires ne sont plus obligatoires, mais se font selon les besoins de l’enfant. Également, elles se déroulent davantage sur Internet qu’en présentiel. Cela dit, elles peuvent aussi avoir lieu chez les mentors, tout comme à l’extérieur, dans des endroits peu achalandés.

À la recherche de mentors en or

Une chose est certaine : la pandémie fait monter en flèche la détresse des familles québécoises et, par conséquent, les demandes de jumelage. « Malheureusement, les mentors manquent à l’appel, signale Allison Porlier. À Saint-Hyacinthe, ce manque est particulièrement criant. La preuve est qu’en ce moment, on compte plus d’une vingtaine de jeunes en attente d’un mentor. » Et si vous étiez l’un de ces mentors recherchés ?

Les adultes intéressés à devenir mentors peuvent remplir un formulaire en ligne disponible sur le site des Grands Frères Grandes Sœurs de la Montérégie.

 

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