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Le Centre de bénévolat a trouvé son nouveau quartier général

Carl Vaillancourt

Après plusieurs mois de recherches pour un local plus grand afin de concentrer une plus grande part de ses activités dans un même endroit, le Centre de bénévolat a finalement trouvé son nouveau quartier général. À moins d’un revirement exceptionnel, le Centre de bénévolat pourrait déménager dans l’église Notre-Dame-du-Très-Saint-Sacrement et son presbytère d’ici quelques mois.

Le curé Serge Pelletier, la présidente de la fabrique de la paroisse Notre-Dame-du-Ro- saire, Cécile Baillargeon, le président de la Fondation du bénévolat maskoutain, Sté- phane Gagnon, et le président du Centre de bénévolat, Germain Benoit, devant l’église Très-Saint-Sacrement.   Photo : Carl Vaillancourt

« Nous sommes très heureux du dénouement. On se croise les doigts que tout se passe bien d’ici les prochaines semaines pour officialiser le tout », a expliqué le directeur général de la Fondation du bénévolat maskoutain, Stéphane Gagnon.

Initialement, le Centre de bénévolat souhaitait ardemment s’installer au centre-ville de Saint-Hyacinthe, puisqu’une part importante de sa clientèle réside à proximité. La relocalisation de la cuisine communautaire qui prépare en moyenne 300 repas par jour constituait un défi supplémentaire, puisque la cuisine à elle seule nécessitait une superficie de 5 000 pieds carrés.

Les acteurs impliqués dans le projet n’ont pas eu d’autres choix que de se détourner du centre-ville pour trouver un local suffisamment grand pour répondre aux besoins de l’organisme.

« On a visité plusieurs locaux et nous avions plusieurs plans qui sont tombés à l’eau en raison de nos besoins spécifiques. On est condamné à ce que cette option soit la bonne », a lancé à la blague le président du Centre de bénévolat, Germain Benoit.

Par le biais de la Fondation du bénévolat maskoutain, une entente de principe pour l’acquisition de l’église et du presbytère a été conclue avec le Diocèse. Après une enquête diligente sur l’état des bâtiments, la transaction immobilière sera officialisée.

Des investissements majeurs à venir

Une fois la conclusion de l’enquête diligente dans 90 jours, la Fondation du bénévolat maskoutain se portera acquéreur. Cela ne signifie pas que le travail est terminé.

L’évêque du diocèse de Saint-Hyacinthe avait demandé à la paroisse de faire l’évaluation des bâtiments. L’enquête réalisée par la firme privée Nadeau Blondin Lortie a eu l’effet d’un coup de massue sur la tête des dirigeants de la fabrique de la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire. De son propre aveu, Cécile Baillargeon, qui agit comme présidente, a qualifié le rapport comme étant déconcertant et inquiétant pour la suite des choses.

« Les travaux de réfection étaient évalués à 1,2 M$ environ, a mentionné Cécile Baillargeon lors du point de presse le 1er mars dernier. On devait débourser cette somme en 10 ans, et ce, en plus de l’entretien courant. On n’avait pas les moyens de garder ça comme ça. Quelque temps après, la Fondation est venue cogner à notre porte. Cette collaboration se veut un cadeau du ciel. C’était une occasion en or pour nous d’être partie prenante d’une cause noble essentielle à la population et qui répond à la mission de la paroisse en plus de préserver notre lieu de culte. »

Avec les travaux évalués à 1,2 M$, la Fondation du bénévolat maskoutain et le Centre de bénévolat devront débourser également 1,5 M$ pour aménager leurs nouveaux locaux. Heureusement, la plus récente campagne de financement réalisée par la Fondation du bénévolat maskoutain a permis de sécuriser la somme de 4,1 M$ en dons ou promesses de dons, et ce, pour les cinq prochaines années.

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