Culture
Fragments d'histoires - Quelques anecdotes de notre histoire locale (10)

1971 : les Galeries Saint-Hyacinthe

L’intérieur des Galeries Saint-Hyacinthe, avec vue sur le magasin Zellers de l’époque. (Source : Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe – CH548 Fonds Raymond Bélanger)

C’est à l’automne 1971 que le commerce de détail à Saint-Hyacinthe entrait dans une nouvelle ère avec l’ouverture des Galeries Saint-Hyacinthe.

Sachant ce qu’est devenu le centre commercial aujourd’hui, on pourrait croire que son ouverture a été un événement marquant en 1971. Or, quand on feuillette les journaux de l’époque, on se rend vite compte que peu d’articles ont été consacrés à cette arrivée.

Inutile de chercher l’ouverture officielle du centre commercial. Il y a bien eu une photo marquant l’ouverture du nouveau Zellers, en présence d’Yvon Deschamps, où on mentionnait qu’il s’agissait de la plus grande succursale au Canada… Puis, une autre photo soulignant l’ouverture du nouveau Steinberg, le 2e de la chaîne à Saint-Hyacinthe, le premier se trouvant au centre-ville, là où se trouve aujourd’hui la pharmacie Jean Coutu.

À l’époque, les Galeries Saint-Hyacinthe étaient beaucoup plus modestes qu’aujourd’hui. Zellers et Steinberg occupaient chaque extrémité du bâtiment, reliés essentiellement par un long corridor bordé de commerces.

Parmi ceux-ci : le magasin à rayon Hart’s, le magasin de chaussures Trans-Canada, la «boutique uni-sex» Pant-O-Rama, Direct Film, une pharmacie, le restaurant Château Chambord et quelques boutiques de vêtements pour femmes.

Dans son édition du 1er décembre 1971, Le nouveau Clairon relatait l’arrivée du père Noël à bord d’un… hélicoptère!  « Jusqu’à la mi-décembre, on prévoit qu’une quinzaine de commerces seront en opération en prévision de la période des Fêtes », rapportait l’article.

Celui-ci mentionnait ensuite les avantages de ce nouveau lieu dédié à la consommation : « (Le bâtiment) est tenu à température idéale en tout temps et l’on communique d’un commerce à l’autre par des voies recouvertes. Comme certains locataires, tel le Steinberg, offrent le service à l’auto, chacun peut faire ses achats à travers la bâtisse, sans devoir traîner son épicerie. »

Pourquoi l’ouverture des Galeries Saint-Hyacinthe a-t-elle fait si peu de bruit à l’époque? Difficile à dire, mais on peut penser que le concurrence avec le centre-ville ait pu jouer un rôle.

Fait à noter : le centre commercial était alors une réalisation des Centres d’achats Beauward, soit les mêmes propriétaires qu’aujourd’hui.