• Environnement
Jour de la Terre à Saint-Hyacinthe

« FÉBRILES POUR LE 22 AVRIL »

Paul-Henri Frenière

« Nous sommes fébriles pour le 22 avril » a lancé Diane Gingras du comité organisateur des activités marquant le Jour de la Terre, à Saint-Hyacinthe, qui dévoilait son programme le 5 avril dernier.

Diane Gingras.

À l’initiative du Comité de citoyens et citoyennes pour la protection de l’environnement maskoutain (CCCPEM), plusieurs partenaires ont été approchés, cette année, pour souligner de manière significative l’importance que l’on accorde à un environnement sain.

Et l’on s’est adressé tout particulièrement à la jeunesse pour marquer le coup. Environ 400 élèves de quatre écoles secondaires se sont portés volontaires pour procéder à une grande « opération nettoyage » de certains secteurs de la ville.

Le lundi 22 avril, durant la matinée, des élèves accompagnés d’adultes de tous les âges feront le ménage de la Promenade Gérard-Côté et d’une partie du centre-ville. Un autre groupe se chargera de planter des boutures aux abords du ruisseau du parc des Salines.

Pendant ce temps, d’autres étudiants feront une course à relais comprenant deux parcours de 10 kilomètres qui les conduiront des Salines au Boisé des Douze pour ensuite longer la Yamaska.

(Photo: Paul-Henri Frenière)

 

Par la suite, vers 11 heures 15, tout ce beau monde se réunira au parc Casimir-Dessaules pour un grand rassemblement où il y aura de la musique, de l’animation, des kiosques d’information et la présentation de projets à portée environnementale.

Évidemment, la population est invitée à rejoindre le groupe. On peut même apporter son lunch, mais les organisateurs précisent qu’il ne devra y avoir aucun déchet. Il faut être cohérent…

On aura remarqué que toutes ces activités sont centrées sur la santé et l’environnement. Les organisateurs souhaitent qu’elles serviront de déclencheur pour inciter les citoyens à poser des gestes concrets.

Le Jour de la Terre coïncide, cette année, avec la tenue des États généraux sur la Yamaska : une belle occasion de relancer ses activités.

Vers les États généraux sur la Yamaska

Le président du CCCPEM, Jacques Tétreault, venait justement de terminer une série de rencontres avec les élus des municipalités environnantes. Comme porte-parole des États généraux, il voulait les sensibiliser à l’importance de cette démarche et les amener à faire signer la déclaration visant à mener des actions concrètes pour assainir la rivière.

Jacques Tétreault.

Même si les élus de la Ville de Saint-Hyacinthe semblent vendus au projet, il n’en va pas de même pour certaines municipalités rurales, constate Jacques Tétreault. Il se serait même fait dire, par un maire, qu’il ne fallait pas trop parler de ces choses-là (la pollution de la Yamaska) puisque « ça fait peur au monde ».

Jacques Tétreault regrette également que la déclaration, mise en ligne en février dernier, ne recueille pas autant de signatures que souhaitées. Au moment de la conférence de presse, environ 1000 personnes avaient signé alors que l’objectif est de 30 000.

Mais le président du CCCPEM demeure tout de même confiant d’atteindre l’objectif pour la tenue des États généraux sur la Yamaska qui se tiendront le 24 mai prochain au cégep de Granby.

D’ici là, il reprendra son bâton de pèlerin pour visiter les écoles de la région. « Les jeunes sont beaucoup plus réceptifs à notre message que nos générations, constate-t-il. Au moins, c’est encourageant pour l’avenir car il y aura beaucoup de travail à faire pour dépolluer notre rivière. »

On peut signer la déclaration à l’adresse suivante :

http://www.urgenceyamaska.net/agir/

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