Loisir

La danse country n’a jamais été aussi populaire

« Tu n’es pas obligé d’être en super forme physique pour danser du country. Si t’es capable de marcher, t’es capable de danser du country!» , confie Nathalie Toupin. Photo : Roger Lafrance

La danse country a la cote en ce moment à Saint-Hyacinthe. Trois soirs par semaine, les amateurs ont rendez-vous dans les centres de loisirs de la ville pour pratiquer leurs pas de danse.

Pour s’en convaincre, il suffit de se rendre les mercredis soir aux Loisirs Saint-Joseph où ils sont toujours plus d’une centaine à se réunir sous la direction de Michaël Cotnoir de Danse country MC. Les mardis soir, Nathalie Toupin de Country NT reçoit les amateurs aux Loisirs Bourg-Joli. Et les lundis, c’est à Saint-Thomas d’Aquin que ça se passe.

« Dans toutes les écoles, la danse country est très en demande, confie Michaël Cotnoir. Ça avait commencé un peu avant la pandémie mais depuis le retour à la normale, c’est encore plus intense. »

Même constat chez Nathalie Toupin. Pour elle, c’est presque un travail à temps plein. Elle enchaîne les cours à Sainte-Julie, Beloeil, Saint-Marc-sur-Richelieu, Saint-Jean-Baptiste et Saint-Hyacinthe. En plus des cours, des soirées de danse sont aussi organisées à la Cabane à Tétreault à Sainte-Madeleine.

Comment expliquer cet engouement? « C’est une activité tellement joyeuse et accessible, explique Nathalie Toupin. Tu n’es pas obligé d’être en super forme physique pour danser du country. Si t’es capable de marcher, t’es capable de danser du country! »

L’auteur de ces lignes peut lui-même en témoigner, puisqu’il est l’un de ses élèves. Dans les cours, il règne une atmosphère de joyeuse camaraderie entre les participants. On se mêle dans nos pas, on peine à suivre le rythme et c’est parfois loin d’être gracieux!  Mais personne n’en fait de remarque. Et le sourire est présent sur chaque visage.

« Il n’y a pas de compétition entre les danseurs, souligne Nathalie Toupin. L’important, c’est d’avoir du plaisir. »

La danse country demeure particulièrement accessible, ce qui explique sans doute aussi son attrait. « C’est une danse qui se fait en solo, indique Michaël Cotnoir. Contrairement à la danse sociale, tu n’as pas besoin d’un partenaire. Tu peux te joindre au groupe et danser. »

Michaël Cotnoir attire jamais moins de 100 personnes dans chacun de ses cours aux Loisirs Saint-Joseph.
Photo : Roger Lafrance

L’engouement pour le new-country

Cette popularité coïncide aussi avec l’engouement pour la musique country anglophone, qu’on appelle souvent le new-country. Ces dernières années, plusieurs grands noms du country américain ou canadien ont donné des spectacles dans les grandes scènes que sont les Centres Bell ou Vidéotron, ou encore dans les festivals. Le 2e Festival Lasso, organisé par evenko en août, a attiré plus 50 000 personnes en deux jours, dont une majorité de jeunes.

Dans les cours de danse, c’est d’ailleurs les chansons de Luke Combs, Lainey Wilson et de The Reklaw qui accompagnent les danseurs.

Enfin, les cours attirent surtout une clientèle féminine… et familiale.

« Ma plus jeune participante a 10 ans et ma plus vieille 70 ans, raconte Michaël Cotnoir. Dans un de mes cours, on retrouve même trois générations: la fille, la mère et la grand-mère. Le country, c’est très familial. »