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Maison l’Alcôve et la cyberdépendance

la Rédaction

LA DÉPUTÉE CHANTAL SOUCY OFFRE CET ESPACE AUX ORGANISMES DE LA RÉGION AFIN DE FAIRE CONNAÎTRE LE MILIEU COMMUNAUTAIRE AUX MASKOUTAINS

 

« L’usage problématique d’Internet et des nouvelles technologies se traduit par une utilisation persistante et récurrente des technologies ou des moyens de communication offerts par Internet qui engendre des difficultés chez l’individu. »

Située à Saint-Hyacinthe depuis 1985, Maison l’Alcôve est un centre de réadaptation des dépendances. On y accueille, en hébergement, des adultes présentant des problématiques d’alcoolisme, de toxicomanie et de jeu pathologique, moyennant certains coûts pour l’hébergement.

Parallèlement, depuis janvier 2019, Maison l’Alcôve a intégré un service externe de traitement en cyberdépendance. On y reçoit gratuitement toute personne de huit ans et plus.

Dans le cadre de ce programme, l’approche privilégiée est la thérapie cognitive comportementale (TCC), qui vise un travail de modification des pensées ayant un impact sur les comportements problématiques. Celle-ci, grâce à ses exercices concrets, s’avère être très efficace au niveau des dépendances comportementales. Elle permet à l’individu de chercher des outils et de mettre en pratique par l’habituation et par des devoirs thérapeutiques. Ainsi, chacun comprend davantage ses émotions et son fonctionnement général en lien avec les technologies.

La cyberdépendance peut être liée aux jeux vidéo, aux réseaux sociaux, à la peur de manquer quelque chose, à la nomophobie (mobidépendance), à la cyberpornographie, aux jeux de hasard et d’argent et bien plus. Chaque problématique est différente et d’un degré variable. L’utilisation d’un outil (DÉBA-Internet), développé par des chercheurs, est préconisée pour bien évaluer le besoin de cette clientèle.

Les écrans, la manière de les utiliser ainsi que la fréquence d’utilisation peuvent passer d’une passion harmonieuse à une pathologie. Lors d’un usage problématique, les symptômes seront d’ordre psychologique ou physiologique, voire les deux.

La thérapie tient compte de chaque personne et le traitement est adapté en fonction de la problématique de chaque individu. La première rencontre d’évaluation permet de mettre en place un plan d’intervention adapté.

Pour tous les âges

8 à 12 ans
Cinq premières rencontres de type familiales, parallèlement à des rencontres individuelles au besoin. Le plan d’intervention encourage, entre autres, la reprise d’un mode de vie sain, tant au niveau personnel que familial et social, de même que la mise en place de règles familiales entourant les écrans.

13 à 17 ans
La thérapie passe par une dizaine de rencontres individuelles. S’en suivent des rencontres de groupe qui se font par pairage avec des jeunes ayant une problématique semblable.

Adultes
La thérapie passe par une vingtaine de rencontres individuelles. Le cheminement crée l’habituation en matière de saines habitudes et permet à l’individu de prendre la pleine conscience de sa réalité.

Comment reconnaître un usage problématique : les composantes à observer

Quatre composantes sont à observer afin de déterminer si l’usage des écrans est problématique.

1. Utilisation excessive : perte de la notion du temps et négligence des besoins fondamentaux.

2. État de manque : sensations désagréables lorsqu’il y a cessation ou réduction de la fréquence, de la durée ou de la quantité d’utilisation des écrans.

3. Tolérance : besoin d’augmenter le nombre d’heures consacrées à l’activité et la qualité de l’équipement.

4. Conséquences négatives liées à l’usage et persistance dans l’utilisation : problèmes relationnels, professionnels ou conjugaux, dont les mensonges, arguments et suspensions. Dans certains cas, cela peut amener à la violence, la criminalité, le suicide, l’encoprésie, la psychose, etc.

La principale tâche, à l’évaluation, est d’éliminer l’organicité. Maison l’Alcôve s’assure ainsi de rediriger la personne vers la ressource adéquate qui permettra la prise en charge au bon endroit.

En tout temps, si un de vos proches ou vous-même vous identifiez à l’une ou à l’autre de ces composantes ou si vous ressentez une utilisation excessive ou obsessive, contactez les intervenants de Maison l’Alcôve par téléphone (450 773-7333) ou par courriel (cyber@maisonlalcove.com). Les parents et leurs enfants sont invités à visiter le pausetonecran.com/quiz afin de prendre conscience de leur utilisation des écrans.

L’équipe qualifiée de la Maison l’Alcôve demeure constamment à l’affût de tout ce qui concerne la cyberdépendance et participe à différentes consultations publiques et chaires de recherche.

Fondation Maison l’Alcôve

La Fondation Maison l’Alcôve recueille des fonds auprès du public, des sociétés et d’autres organismes dans le but de venir en aide aux personnes adultes confrontées à des problèmes de dépendances. Le spectacle-bénéfice Une voix, un piano, au profit de la Fondation Maison l’Alcôve, sera présenté au Centre des arts Juliette-Lassonde le 29 avril prochain.

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  • Cyberdépendance pour mon jeune de 13 ans

    Bonjour. Je suis intéressé à avoir de l'information additionnelle pour mon fils de 13ans. J'aimerai bien qu'il participe à ces ateliers. Merci de ne contacter au 438-880-4057

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