Alexandre D'Astous
L’actuel député bloquiste de Saint-Hyacinthe-Bagot-Acton depuis 2019 au fédéral, Simon-Pierre Savard-Tremblay, se porte candidat à l’investiture du Parti Québécois dans la circonscription de Saint-Hyacinthe.
L’annonce a été faite le 29 mai dernier par le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, aux côtés du chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet. « Nous allons être dans une période charnière au Québec très bientôt. On va se poser des questions importantes sur le plan collectif. Je pense que le Parti Québécois a besoin de souverainistes d’expérience, et j’en ai. J’ai été à Ottawa pendant des années extrêmement importantes. Nous avons vécu des crises, comme la pandémie, l’occupation du centre-ville et des guerres. J’ai aussi peaufiné ce qui était déjà une expertise chez moi, la mondialisation », déclare le candidat.
M. Savard-Tremblay rappelle qu’il a étudié cinq accords commerciaux sur le comité où il siégeait. « J’ai fait plusieurs missions. Je suis allé 15 fois à Washington dans le cadre de mes fonctions de vice-président des parlementaires Canada-États-Unis. Cette expérience, qui se veut la suite de ce sur quoi j’avais travaillé lors de mon doctorat, va bénéficier à la future équipe du Parti Québécois. »
Essayiste et socio-économiste, les écrits de Simon-Pierre Savard-Tremblay portent en grande partie sur la place du Québec dans le monde. « Je suis indépendantiste depuis toujours. Je suis devenu membre du Parti Québécois le jour où j’ai eu 16 ans. Je n’abandonne pas un combat. Je le poursuis là où ça va compter le plus dans les prochaines années », affirme-t-il.
« La circonscription de Saint-Hyacinthe fait entièrement partie de mon actuelle circonscription fédérale. C’est une région que je connais bien, une région innovante et profondément enracinée dans l’économie réelle du Québec. Que ce soit dans le secteur agroalimentaire, manufacturier ou dans nos PME, notre monde contribue concrètement à la richesse collective du Québec. Je crois profondément que ces forces méritent un gouvernement capable de défendre pleinement leurs intérêts et de soutenir leur développement dans un contexte économique de plus en plus exigeant », souligne Simon-Pierre Savard-Tremblay.
Avec la bénédiction du Bloc Québécois
Simon-Pierre Savard-Tremblay se joint au PQ avec la bénédiction du Bloc Québécois. « Quand ma réflexion est devenue assez sérieuse, j’ai informé M. Blanchet. C’est ce qu’il nous avait demandé. Il avait dit qu’il allait respecter la décision de ceux et celles qui souhaitaient se présenter pour le Parti Québécois, mais qu’il voulait le savoir ».
« C’est une excellente nouvelle pour le mouvement souverainiste et pour un futur gouvernement du Parti québécois. Avec son expertise en commerce international et en économie, Simon-Pierre contribuera à notre objectif national commun. Nous soutiendrons avec enthousiasme Simon-Pierre Savard-Tremblay dans Saint-Hyacinthe, ainsi que Paul St-Pierre Plamondon et le Parti Québécois à la prochaine élection », assure le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet.
Comme indépendant jusqu’à la fin de la session à Ottawa
D’ici la fin de la session parlementaire à Ottawa, M. Savard-Tremblay siègera comme indépendant. Il démissionnera ensuite de son poste de député au fédéral afin d’éviter d’utiliser les fonds des contribuables québécois pour sa campagne. « Je n’ai pas l’intention de rester tout l’été à faire campagne avec mon salaire et des ressources de député. Je voulais clore certains dossiers, c’est pourquoi je vais rester jusqu’à la fin de la session », dit-il.
Simon-Pierre Savard-Tremblay est l’auteur de quatre essais : Libre en Amérique (2025), Despotisme sans frontières (2018), L’État succursale : la démission politique du Québec (2016) et Le souverainisme de province (2014).
De l’opposition
M. Savard-Tremblay ne sera pas seul à l’investiture du PQ. Michèle Lemelin, présidente de l’exécutif local, devrait officialiser sa candidature le 12 juin. Elle entend mettre de l’avant son parcours professionnel ainsi que ses multiples engagements dans la communauté. Elle devait également présenter les principaux dossiers locaux qu’elle souhaite porter et défendre à l’Assemblée nationale du Québec.
Mme Lemelin entendait aussi aborder les enjeux de transparence et d’éthique liés au processus de l’investiture locale.
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