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Fin des activités sportives au Centre BMO : la recherche de solutions a débuté

Les deux organismes étaient présents à la séance du conseil municipal de Saint-Hyacinthe, le 7 avril, pour faire part de ses inquiétudes. De gauche à droite, Maxime Cadotte, vice-président, Nicolas Robitaille, trésorier, Antoine Campeau-Péloquin, administrateur, Pénélope Roy- Péloquin, secrétaire et Sophie Roy, présidente. Photo : Nelson Dion

Ultimate Saint-Hyacinthe (USH) et le Club d’Ultimate de Saint-Hyacinthe (Club USH), deux organismes à but non lucratif, dont l’un est reconnu par la Ville de Saint-Hyacinthe, ont initié un mouvement pour trouver une solution alternative à la fin imminente des activités sportives au Centre BMO de Saint-Hyacinthe.

L’ancien administrateur d’Ultimate Saint-Hyacinthe, Antoine Campeau-Péloquin, qui est maintenant président d’Ultimate Montérégie, a rencontré la conseillère du district Saint-Sacrement-Sacré-Cœur, Sonia Chénier, le 3 avril, afin de faire le point sur le dossier. Les deux organismes étaient présents à la séance du conseil municipal de Saint-Hyacinthe, le 7 avril, pour faire part de leurs inquiétudes.

« Le conseil de ville reconnaît qu’on pourrait avoir plus d’infrastructures intérieures. Je me suis fait une liste de ce qu’on aurait à faire. On en aurait pour environ 300 M$. On va devoir prioriser des choses. Nous avons une réunion demain (8 avril) au bureau de la députée avec la Société d’agriculture et des clubs sportifs. Nous allons réfléchir ensemble à ce que l’on peut faire. Est-ce qu’on peut repousser la fermeture du Centre BMO? On va s’impliquer dans le dossier. On souhaite trouver une solution de manière commune avec le Centre de services scolaire et les utilisateurs », a répondu le maire de Saint-Hyacinthe, André Beauregard.

Le seul plateau intérieur sur surface synthétique

Le Centre BMO, situé au 2730, avenue Beauparlant, constitue le seul plateau intérieur sur surface synthétique disponible dans la région maskoutaine. Sa disparition représente une perte concrète et immédiate de précieux plateaux d’entraînement hivernal, sans qu’aucune alternative ne soit annoncée.

« Pour l’ultimate frisbee, attirer et fidéliser des joueurs demande des années de travail. Ce sont des efforts de longue haleine, bâtis patiemment par des dizaines de bénévoles passionnés, qui risquent d’être réduits à néant si les membres, faute d’installations accessibles, décident de rejoindre des clubs dans des villes voisines. Nous voulons que ça bouge et qu’il se passe quelque chose même si nous sommes un petit locateur. Nous y organisons plusieurs tournois et nous avons des ligues chaque semaine les lundis et les mercredis », précise M. Campeau-Péloquin.

Une pression accrue sur des installations déjà sous tension

En l’absence du Centre BMO, les pratiques intérieures d’ultimate, et celles de nombreux autres sports pratiqués en saison hivernale, devront migrer vers les gymnases de la ville, des installations qui sont déjà sollicitées à pleine capacité. Cette pression supplémentaire sur une offre de plateaux déjà limitée est préoccupante pour l’ensemble des organisations sportives de la région.

Un appel à l’action et à la collaboration

 « Nous demandons qu’une solution de remplacement soit identifiée et annoncée dans les meilleurs délais afin d’assurer la continuité des activités sportives hivernales pour nos membres et athlètes. Nos organisations sont pleinement disponibles et volontaires pour s’asseoir à la table, contribuer aux discussions et devenir des partenaires actifs dans la recherche de solutions durables », commente Nicolas Robitaille, administrateur à Ultimate Saint-Hyacinthe.

De l’espoir du côté du Centre de services scolaire

Il y aurait de l’espoir du côté du Centre de services scolaire qui prévoit la construction d’une nouvelle école à Saint-Hyacinthe pouvant inclure la construction d’un complexe sportif multifonctionnel.  

Des bémols

Le Centre de services scolaire émet cependant des bémols. « À l’heure actuelle, l’idée de construire une nouvelle école à Saint-Hyacinthe, pouvant inclure un complexe sportif, demeure à un stade très préliminaire. Un tel projet nécessiterait d’abord la mise à disposition d’un terrain par une municipalité. Il devrait ensuite faire l’objet d’une autorisation et d’un financement de la part du ministère de l’Éducation pour la construction de l’école », mentionne la coordonnatrice des communications de l’organisation, Emilie Laramée.

La porte-parole précise que le financement ministériel couvre uniquement les installations sportives nécessaires à la pédagogie. La réalisation d’un complexe sportif répondant aux besoins de la communauté, ou de programmes particuliers comme les sports-études, impliquerait la participation de partenaires financiers externes.

Le Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe dit toutefois demeurer attentif aux besoins de sa population et ouvert à explorer des opportunités lorsque les conditions seront réunies.

« On aimerait que le Centre BMO reste ouvert jusqu’à ce que nous ayons une alternative pour éviter de tous nous retrouver dans les gymnases d’école. Si toutes les activités de soccer s’en vont dans les gymnases, il n’y aura plus de place pour l’ultimate », conclut Antoine Campeau-Péloquin.