Alexandre D'Astous
Le transfuge du Bloc Québécois, Simon-Pierre Savard-Tremblay, a été élu pour le Parti Québécois lors de l’élection provinciale du 5 octobre dernier dans la circonscription de Saint-Hyacinthe.
Il succède à Chantal Soucy, qui avait fait deux mandats pour la CAQ. Il fait son entrée à l’Assemblée nationale du Québec après plus de six ans à la Chambre des communes à Ottawa.
« Je suis reconnaissant. J’accueille cette victoire avec joie et humilité pour la confiance que les Maskoutains m’ont donnée. Je suis très content. C’était notre 4e élection, mais notre première à l’Assemblée nationale. La transition a fonctionné », commente le nouveau député.
M. Savard-Tremblay dit avoir mené une campagne terrain, comme à son habitude. « Les gens me connaissent. J’ai fait trois mandats au fédéral. Nous avons bien représenté la région. Au niveau national, nous avons vu un cruel besoin de changement et un appétit pour remettre les choses en ordre et régler les problèmes urgents, et je pense que cela a joué en faveur du Parti Québécois ».
Les priorités du député pour la circonscription sont le développement économique, le logement et l’agroalimentaire. « Je vais pousser très fort pour que la réponse soit positive pour le projet de centre d’innovation en agroalimentaire qui est à l’étude au ministère de l’Économie. J’en avais fait la première sortie de ma campagne », déclare-t-il.
Une transition harmonieuse
M. Savard-Tremblay mentionne que la transition s’annonce harmonieuse avec sa prédécesseure. « Madame Soucy m’a contacté. Elle m’a promis une transition harmonieuse. Nous allons fixer un rendez-vous rapidement, ce qui me permettra de jeter un œil à son bureau et de décider si on continue là où si on déplace le bureau », mentionnait-il au surlendemain de sa victoire.
Au moment de l’entrevue, M. Savard-Tremblay ne savait pas encore quel rôle le chef du PQ, Paul Saint-Pierre-Plamondon, allait lui confier, ni à quel moment les nouveaux élus seraient assermentés. « Le rôle de chaque député viendra par la suite. C’est la prérogative du Premier ministre. Aucun candidat ne peut se présenter dans l’espoir de se voir confier tel ou tel dossier », affirme-t-il.
Tous les députés du PQ avaient une activité sociale prévue le 9 octobre avec leur chef.
Une confortable avance
Le péquiste a obtenu plus du double de votes que son plus proche poursuivant, Alexandre Dion Rolland du Parti Conservateur, soit 15 354 contre 6 088, pour un pourcentage de 39,09 contre 17,78.
La caquiste Jessika Gardner a obtenu 17,39% des voix, soit 6 835 votes contre 6 267 pour la libérale Mariliz Turla-Vadnais. Le solidaire Philippe Daigneault, qui en était à une deuxième campagne, a reçu 8,83% des voix, soit 3 470 votes. Enfin, 382 personnes ont voté pour Julie Desmarais, du Parti culinaire.
Le taux de participation a été de 71,87%.
Réactions des autres candidats
« Je suis fière de la campagne que j’ai menée, mais surtout fière de mon équipe, de mes bénévoles et de ma famille qui ont été à mes côtés du début à la fin. Ce n’est évidemment pas le résultat que nous espérions ce soir, mais la démocratie a parlé et je respecte le choix des citoyennes et des citoyens », affirme Jessyka Gardner.
« Saint-Hyacinthe, vous avez été entendus. En plaçant le Parti Conservateur au deuxième rang, vous avez jeté les fondations pour les prochaines élections. Ce résultat reflète bien ce que je voyais sur le terrain : des gens passionnés sur des enjeux mobilisant », mentionne Alexandre Dion-Rolland.


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