Alexandre D'Astous
Un changement de garde est en cours à la coordination du CAPRY, le Collectif d’action populaire Richelieu-Yamaska, alors que Michel Gauvin quitte pour la retraite après une implication de 12 ans comme coordonnateur de l’organisme. Il passe le flambeau à Marie-Claude Diotte, qui est déjà en poste pour assumer une transition en douceur.
Michel Gauvin était coordonnateur du CAPRY depuis 2013. « Je pars en semi-retraite. J’ai un projet pour l’an prochain : c’est de classer toutes les archives depuis les débuts du CAPRY. Je vais m’attaquer à cela pour éviter que l’histoire ne se perde et en même temps, ça va me permettre de donner du soutien à Marie-Claude pendant une année à temps partiel », indique-t-il.
Le CAPRY a été fondé dans les années 1980. C’était un organisme d’éducation populaire généraliste. « En 2013, le Centre d’information communautaire qui s’occupait de défendre les personnes assistées sociales a perdu son financement à Saint-Hyacinthe. Nous avons été approchés pour prendre le relais. Nous avons mené une longue bataille avec le gouvernement du Québec pour obtenir un financement adéquat », raconte M. Gauvin.
Deux grandes missions
Le CAPRY a deux grandes missions : la défense des droits des personnes assistées sociales et l’éducation populaire. « On aide les gens qui ont des questions par rapport à l’aide sociale. On essaie d’éduquer les gens pour qu’ils ne fassent pas d’erreur et on peut contacter l’aide sociale lorsque le client nous y autorise. Nous faisons huit ateliers d’éducation populaire par année avec nos membres », explique M. Gauvin.
Le CAPRY dessert les régions d’Acton, de Saint-Hyacinthe et de Granby. « Depuis la pandémie, il y a un peu moins de demandes pour de l’aide individuelle. Nous avons environ 25 personnes qui participent tous les mois à nos ateliers », mentionne le coordonnateur qui laisse l’organisme dans une situation financière enviable.
La principale fierté de Michel Gauvin à travers son implication au CAPRY, c’est d’avoir pu sauver la mission de défense de droits des personnes assistées sociales. « Cela a été le défi des premières années. Ensuite, ce fut la santé financière et de maintenir le membership et une bonne participation des membres ».
Arrivée de Marie-Claude Diotte
Michel Gauvin affirme qu’une de ses dernières fiertés avant de quitter, c’est d’avoir trouvé Marie-Claude Diotte pour lui succéder. Il peut ainsi partir l’esprit en paix. « Après un mois de travail ensemble, je pars l’esprit tranquille. ».
Madame Diotte travaillait dans l’équipe du député fédéral de Saint-Hyacinthe-Bagot, Simon-Pierre Savard-Tremblay depuis sa première campagne en 2019. Elle a été sa codirectrice de campagne avant d’occuper un poste d’adjointe à son bureau de Saint-Hyacinthe. « De 2019 à 2023, j’ai été attachée politique et adjointe à son bureau. À partir de mai 2023 jusqu’en septembre dernier, j’étais sa directrice de bureau. Pendant ces six années, j’ai été responsable des organismes communautaires. La politique, c’est très prenant. Avec la maladie de mon père, je devais être plus disponible. J’avais besoin d’un peu plus de tranquillité d’esprit pour pouvoir m’occuper de ma famille », indique celle qui deviendra officiellement coordonnatrice du CAPRY en janvier 2026.
« Mon but, c’est de faire connaître encore plus les services du collectif. Depuis la pandémie, Michel me disait que les gens appellent moins. J’aimerais aussi aller chercher de nouveaux membres. Nous allons commencer une collaboration avec la pédiatrie sociale Le Grand Galop bientôt. Nous avons la chance d’avoir un conseil d’administration qui est très impliqué et très présent aux activités », indique Mme Diotte.
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